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dimanche 4 mars 2018

Transports, débat public


Notre monde « moderne », a pris son essor avec l’utilisation des énergies carbonées (charbon puis pétrole). L’honnêteté pousse à reconnaître que cela a apporté beaucoup de confort à nos sociétés occidentales : santé, longévité, nourriture abondante, etc … Mais après des décennies de consommation sans conscience, les limites de la planète s’imposent à nous en ce début de vingt unièmes siècles. Les stocks de pétrole ne sont pas inépuisables, et parallèlement, le carbone stocké jusqu’alors sous terre, mais remis dans l’atmosphère dérègle, à moyen terme, le climat fragilisant nos sociétés peu résilientes. Les quantités de pétrole restantes, toujours plus difficiles à extraire se font de plus en plus rares au point que nous essayons d’essorer les quelques gouttes d’hydrocarbure que la planète possède encore (gaz de schiste, sables bitumineux, …). Et aujourd’hui, il ne reste pas assez de réserves pour répondre à une demande toujours croissante mais il en reste suffisamment pour détraquer complètement le climat qui, par son exceptionnelle stabilité, avait permis l’essor de la société humaine. Telle est la situation. Il ne nous reste donc qu’une chose à faire : anticiper et cesser la fuite en avant, comme nous le redit l’appel des 15000 scientifiques de 2017.

Il nous faut donc parler et penser « développement durable ». Et si nul ne peut sauver, à lui seul, l’humanité, en revanche la somme de nos décisions durables et locales peut, sans rien garantir, donner l’espoir à l’humanité qu’elle pourra poursuivre son aventure sur son seul et unique vaisseau spatial.

Cette idée d’actions locales est l’esprit de l’association Citoyens Ecologistes et Solidaires qui s’est donné pour but d’œuvrer au développement durable sur son territoire de vie : le plateau de Saclay. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous nous immisçons dans le débat sur les transports et sur la protection des terres agricoles et forestières.

En préambule de ce débat constatons que, dans le cadre de la transformation de nos villes carbonées en villes résilientes, la protection des terres agricoles péri-urbaines est une priorité absolue car si les familles ont besoin de logements, elles ont aussi besoin de nourriture, locale, saine, de saison, peu chère et dé-carbonée. Ainsi ; sur le plateau de Saclay, il existe une zone de protection des terres agricoles et forestières, il faut que cette protection soit gravée dans le marbre et ne puisse être, comme cela se voit partout, sacrifiée au moindre projet de bétonnage, sur l’autel du pragmatisme et de la croissance.

Second point sur lequel il faut nous accorder : le Paris-Saclay - très critiquable par ailleurs - est maintenant une réalité (imposée). Dans un esprit de durabilité sociale, écologique, climatique et économique, quelles solutions de déplacement pour les personnels travaillant sur le site, pour les Ulissiens, et pour les habitants de la CPS ? Les projets, comme celui d’un métro lourd ne répondent pas aux défis qui se posent à nous. Il nous faut regarder les flux, les capacités, les demandes, les alternatives afin de proposer des modes de déplacements sobres en carbone et qui répondent à nos besoins.

C’est pourquoi l’association CES propose une soirée de débat public, aux Ulis, où des intervenants nous exposeront les défis actuels, nous montreront les risques que posent les projets de transport de la ligne 18, et évoqueront des solutions alternatives. Nous donnerons la parole aux citoyens présents dans la salle, qui seront ainsi entendus par les élus qui nous feront l’honneur d’être présents, et par les journalistes, qui voudront se joindre à nous et pourront se faire l’écho des idées émises. A l’issue de cette soirée une position de principe sera prise par l’association CES qui donnera lieu à un communiqué de presse et à une motion lue devant les différentes assemblées d’élus locaux.  


Nous vous donnons rendez-vous 
(sous réserve d’acceptation de la Mairie des Ulis) 
le mardi 10 avril 2018, 
de 20 h à 23 h 
à la maison des associations des Ulis 
(2 avenue d’Alsace – Les Ulis).

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